Tag

RPA

Browsing

Dassault Systèmes a annoncé la signature d’un accord pour l’acquisition de la gamme de logiciels de conception électrique et d’automatisation Elecworks. Ce logiciel est signé Trace Software International, un éditeur de solutions et services logiciels destinés à l’ingénierie industrielle. Grâce à cette opération, une équipe de 21 professionnels qualifiés rejoindra Dassault Systèmes. L’acquisition des actifs d’Elecworks permettra à Dassault Systèmes de rationaliser et d’accélérer le développement d’une solution mécatronique intégrée sur la plate-forme 3DEXPERIENCE. SolidWorks aidera ainsi ses clients à relever des défis électriques lors du développement des smart products.

Ce que va apporter le logiciel Elecworks

Dans le cadre d’un transfert d’actifs, Dassault Systèmes va acquérir 100% de la gamme de produits de conception électrique et d’automatisation de Trace Software et de la propriété intellectuelle. Une équipe Elecworks de 21 développeurs de logiciels, ingénieurs de support technique et ingénieurs en assurance qualité dédiés aux schémas électriques rejoindra Dassault Systèmes. Le logiciel Elecworks fournit la conception des schémas et des panneaux de commande électrique, ainsi que les petites fonctionnalités de conception de câblage qui constituent la base des applications électriques SOLIDWORKS de Dassault Système. Ceci permet aux équipes mécaniques et électriques de collaborer plus efficacement pour obtenir une meilleure conception et une précision plus élevée. L’achat d’actifs comprend une bibliothèque de plus d’un demi-million de symboles électriques et de données sur les composants électriques couramment utilisés lors de la conception.

Dassault Systèmes s’investit dans la Renaissance industrielle des PME

« Au fur et à mesure que la demande de produits intelligents augmente, Dassault Systèmes est prêt à répondre aux besoins des utilisateurs de SOLIDWORKS en intégrant des méthodes qui rationaliseront la conception mécatronique et leur permettront de profiter des avantages de la plate-forme 3DEXPERIENCE  » a déclaré Gian Paolo Bassi, CEO de SOLIDWORKS de DASSAULT Systèmes. « L’équipe de développement de Elecworks apporte des compétences qui ont déjà contribué au succès des applications électriques de SOLIDWORKS. Nous leur souhaitons donc la bienvenue. Nous avons la possibilité, grâce à notre acquisition des actifs de Elecworks, de mieux répondre aux besoins d’un marché de petites et moyennes entreprises, évalué à 400 millions de dollars, qui innovent dans le contexte actuel de la Renaissance industrielle ».

30 milliards de Smart Machine d’ici 2020

L’Internet des expériences – les expériences intelligentes et autonomes qui connectent numériquement les produits, la nature et la vie dans le monde physique – est alimenté par l’expansion du marché des appareils intelligents et connectés dont le nombre atteindra vraisemblablement 30 milliards en 2020. Les entreprises des secteurs de la haute technologie, de l’équipement industriel, de l’énergie et d’autres industries doivent intégrer de nouveaux capteurs, contrôles et capacités dans leurs produits intelligents pour offrir ces expériences avec succès. Toutefois, une conception mécanique et électrique disjointe peut rendre le développement des produits difficile.

Solidworks va faciliter le travail de milliers d’utilisateurs

Grâce aux atouts d’Elecworks, Dassault Systèmes peut rationaliser le développement des applications électriques SOLIDWORKS. Mais aussi celui de nouvelles offres électriques sur la plate-forme 3DEXPERIENCE en associant les meilleures pratiques, les technologies de conception électrique et les applications mécaniques SOLIDWORKS dans une gestion commune en recherche et développement. Des milliers d’utilisateurs de SOLIDWORKS cherchent à adopter des applications de conception électrique abordables pour la transformation numérique de leur processus de conception électrique. Ainsi, ils bénéficieront du développement de dessins électriques et de documentation, de la conception pilotée par base de données, de l’amélioration des flux de travail du schéma en 3D et de la gestion des changements de conception.

Trace Software International est partenaire d’applications SOLIDWORKS depuis 1997, fournissant des logiciels de conception de systèmes électriques à ses clients. En 2012, Dassault Systèmes a créé un partenariat stratégique avec eux pour intégrer et commercialiser la technologie Elecworks sous le nom de SOLIDWORKS Electrical applications.

L’opération de transfert d’actifs devrait a été conclue en mars 2019.

A propos de Dassault Systèmes

Dassault Systèmes, la société 3DEXPERIENCE, propose aux entreprises et aux particuliers des univers virtuels pour imaginer des innovations durables. Ses solutions de pointe transforment la façon dont les produits sont conçus, produits et entretenus. Les solutions collaboratives de Dassault Systèmes favorisent l’innovation sociale et élargissent les possibilités du monde virtuel pour améliorer le monde réel. Le groupe apporte de la valeur à plus de 250 000 clients de toutes tailles, dans tous les secteurs et dans plus de 140 pays.

RPA : Comment UiPath attaque le marché français ?

⌚: 5 minutes

« Rien n’échappe au RPA ». Et la France fait également partie du lot. La société Uipath, un pure-player du marché de l’automatisation robotisée des processus métier (RPA – Robotic Process Automation), a installé ses activités il y a un an en France. Cette référence du secteur, qui compte des pure-players, mais aussi des éditeurs du BPM ou du Case Management (comme Appian ou encore PegaSystems) est née en 2005 en Roumanie en développant des SDK, mais est désormais installée aux US comme un acteur clé du RPA.

Ce marché, très tendance et dynamique, apparait dans le sillage du BPM, et s’ancre dans les discours de l’Intelligence artificielle. En automatisant les processus métiers, le RPA fait miroiter le graal pour les entreprises : l’optimisation des workflows, l’élimination des tâches manuelles répétitives, et – cela va de pair – des RoI rapides dans les directions métiers. Concrètement, le RPA revient à singer numériquement un comportement, une tâche réalisée régulièrement par un humain, et à rejouer ce scenario de façon autonome.

« Le RPA se positionne une fois les processus numérisés (après le BPM donc, NDLR), et portent sur ceux qui consomment du temps et qui sont attribués généralement à des personnes dont ce n’est pas le travail », explique Eric Adrian, directeur général d’Uipath en France. Souvent le RPA intervient comme un trait d’union entre plusieurs systèmes en silo qui n’ont pas été interconnectés. « Une tâche qui est alors réalisée à la main, et devient, au fil du temps, très chronophage et de plus en plus complexe avec le grossissement des systèmes », témoigne encore le responsable.

Des interlocuteurs métier

Les départements transverses (notamment finance) sont un des premiers candidats au RPA, assure-t-il. D’ailleurs Eric Adrian affirme que ses premiers interlocuteurs ne sont pas la DSI, mais bien les métiers. Les entreprises mettent en place des centres d’excellence qui réunissent métier et IT autour du RPA, soutient-il. Le DSI intervient notamment sur la gouvernance et la gestion des politiques de sécurité.

Dans ce contexte résolument centré sur les métiers, « avec un robot, les RoI sont assez importants. En moyenne, les RoI avec le RPA sont de 60 % à 70 % ». Il cite par exemple le cas d’usage de  la connaissance des clients (« Know your customer »), en B2B ou B2C, dans le domaine bancaire. Le RPA aurait permis de réduire cette période de recherche d’informations de 15 jours à une demi-journée.

En France, un bon niveau de maturité

Eric Adrian juge les entreprises françaises « assez matures » en matière de RPA.  « En France,  les entreprises sont plutôt au courant de ce qu’est le RPA. Cela a bien progressé depuis un an », illustre-t-il, ajoutant qu’il voit une forme de décollage dans l’Hexagone.  Pour lui, pour cette cible, les déclencheurs sont d’abord d’ordre économique pour éviter d’avoir à placer en permanence des personnes supplémentaires sur des tâches répétitives. D’autres adoptent le RPA pour pouvoir respecter des SLA garantis aux clients – il cite l’exemple de l’évaluation des risques.

« Les solutions RPA sont plus simples à déployer et beaucoup moins chères que d’avoir à modifier les systèmes et d’avoir à ajouter des connecteurs », rappelle-t-il.

Un studio et un chef d’orchestre

Pour se frotter au marché français, Uipath expose sa technologie de développement, d’exécution et de monitoring de robots. Cette solution, commercialisée sur site, a la capacité de faire tourner ces bots tant sur le poste d’un utilisateur (front-office, donc) qu’en backend en pilotant des processus 24/7, de manière invisible pour l’utilisateur.

Ces enchainements automatisés de processus, au cœur des robots, sont définis dans un atelier de développement, le Uipath Studio. Celui-ci propose de construire ces bots depuis une interface graphique et d’assembler les processus par glisser-déposer. L’outil permet également d’enregistrer le processus exécuté à l’écran par l’utilisateur ;  la solution code en coulisse. Un point clé pour l’éditeur qui cible les métiers. Les processus ainsi créés sont documentés- des captures d’écran sont automatiquement intégrées à chaque étape. Pour pousser les développements au-delà de ces capacités, Uipath s’appuie sur l’environnement .NET

Mais la tour de contrôle d’Uipath, c’est son orchestrateur. Cet outil sert en fait à piloter les procédures de provisioning de ressources, d’exécution et de gestion des robots. « Celui-ci gère et optimise la gestion de tous les robots (front et back). La plateforme n’impose pas de limites en la matière », détaille encore Eric Adrian. Cet orchestrateur s’apparente en fait à un middleware qui provisionne les robots et gère le load balancing, par exemple.

Des outils de monitoring y sont également intégrés pour contrôler et suivre l’exécution des robots et leurs actions. ElasticSearch et Kibana sont exploités pour analyser, en temps réel, les données collectées depuis les logs de la plateforme et affichent les résultats sous la forme de tableaux de bord.

Les clés d’activation y sont également gérées. Ces clés forment la base du mode de facturation de la solution Uipath, sous la forme d’abonnement annuel. Les utilisateurs disposent d’une clé qui active le logiciel sur une période donnée. Cet orchestrateur, installé chez Uipath en Saas sur une architecture multi-tenant, gère actuellement quelques 10 000 robots, assure le patron français.

Si ce dispositif semble séduire le marché français, nous assure le responsable régional, la prochaine étape porte sur l’incontournable intelligence artificielle qui se mêlera plus en profondeur de l’outillage, afin de proposer des axes d’amélioration en matière d’automatisation de processus.

Uipath a déjà inclus des capacités de computing vision (réseau de neurones) qui lui permet d’interpréter les informations sur écran – sur le poste utilisateur notamment. Eric Adrian parle d’un taux de reconnaissance de 95 %.  Mais, début 2019, l’AI servira aussi à optimiser les processus à s’appuyant sur les logs enregistrés par la plateforme. A partir de la version 18.4, le système sera capable de détecter des tâches répétitives via le Machine Learning et émettra des suggestions d’automatisation sur ces mêmes processus, explique-t-il.

Le traitement automatique du langage naturel sera également inclus à Uipath. La solution sera capable de lire et de comprendre un texte comme un humain. Cela permettra d’avoir un dialogue avec le robot sur le desktop de l’utilisateur, commente encore Eric Adrian.

Vers la notion de plateforme

Mais l’autre évolution sera la fédération d’un écosystème. La société affirme avoir déjà développé des processus pré-câblés avec des industriels – le processus de connaissance client est par exemple issu d’une collaboration avec une banque. Cela marque une première étape dans la stratégie de la société. La prochaine est de transformer logiquement cette technologie sous-jacente en un socle (une plateforme) sur laquelle pourront être développés des applications et des processus pré-définis (une activité, dans le langage Uipath).

Cette approche a été concrétisée début octobre, lors de la conférence Uipath Forward, par la présentation d’un magasin de processus nommé Go ! Ce magasin doit rassembler l’écosystème d’Uipath – ce que l’on souhaite lorsqu’on se positionne comme une plateforme. Plus d’une centaine de composants et méthodes y sont regroupés lors du lancement. Son objectif : permettre aux entreprises et leurs développeurs d’avoir accès à une bibliothèque de schémas pré-définis pour accélérer le déploiement de RPA dans l’entreprise, verticalisé ou pas.

« Les clients ou les partenaires vont pouvoir placer dans ce magasin leurs processus pré-câblés », explique Eric Adrian qui ajoute qu’Uipath compte une communauté de 250 000 développeurs. « Jusqu’alors, ces derniers n’avaient pas  de dépôt à la GitHub pour y déposer leurs travaux. » Ces développeurs pourront également monétiser leurs modules. Des espaces privés seront aussi  configurés pour les grandes entreprises souhaitant partager leurs propres modules en interne ou auprès de leurs seuls partenaires ou clients.

Avec ce store, Uipath souhaite aussi alimenter son réseau de partenaires. Globalement, Uipath compte actuellement 50 partenaires actifs. Si les grands intégrateurs en font partie, la société a également tissé un réseau de partenaires mixte, qui interviennent dans le cadre de mission de conseil pour accompagner les clients, sur la création même du projet ou dans des secteurs industriels spécifiques, comme la Supply chain, les banques et l’assurance, ainsi que la RH et la finance.

L’autre partenaire, c’est aussi le BPM,  clé pour y poser les robots. Mais pas que, affirme Eric Adrian. « Les utilisateurs du BPM ne sont pas l’essentiel des clients d’Uipath. » L’éditeur a toutefois  noué une alliance avec BonitaSoft, éditeur d’une solution de BPM open source, pour ceux qui considèrent le RPA comme une porte d’entrée à la digitalisation des processus.

Cette proximité se retrouve également chez Appian qui utilise Blue Prism comme moteur de RPA. Le responsable d’Uipath explique qu’il n’a pas vocation à s’allier avec Appian.

 

UiPath lève 400 M$ et dépasse 7 Md$ de valorisation

⌚: 1 minutes

L’automatisation des processus métiers a la cote. Et UiPath a le vent en poupe : l’éditeur de plateforme RPA vient en effet de finaliser une quatrième levée de fond, s’élevant cette fois à 400 M$, indiquent nos confrères de Business Insider. Ce tour de table de série D a été mené par un investisseur institutionnel dont le nom n’a pas été communiqué, plus les investisseurs historiques d’UiPath : Sequoia Capital, Accel, Credo Ventures, Earlybird Venture Capital, etc. Le montant total des fonds levés par la société depuis sa création en 2005 avoisine 850 millions de dollars.

Rien n’est précisé sur l’utilisation qui sera faite de ces fonds, mais l’éditeur vient ainsi de doubler la somme qu’il avait reçu de ses trois dernières levées en avril 2017, mars et septembre 2018. Et les analystes valorisent désormais l’entreprise à plus de 7 Md$. UiPath aime a communiquer qu’au cours des deux dernières années, son chiffre d’affaire annuel récurrent est passé d’un à dix millions de dollars.

Un marché en pleine croissance

Les industriels se mettent de plus en plus aux solutions de RPA. Gartner évalue les revenus de ce secteur à 680 millions de dollars en 2018. Mais le cabinet prévoit aussi que le marché atteindrait plus de deux milliards de dollars dans le monde d’ici trois ans. Face à lui, Uipath devra se démarquer face à d’autres acteurs qui ont investi le secteur. Blue Prism, Another Monday ou Automation Anywhere en sont quelques exemples. Mais aussi SAP avec le rachat du Français Contextor en novembre 2018.

RPA : La croissance impressionnante de UiPath en France

⌚: 2 minutes

Installé depuis l’été 2017 en France, l’éditeur de logiciels d’automatisation de process (ou RPA pour Robotics Process Automation) enregistre un succès hors norme auprès des clients et partenaires français. Il revendique ainsi plus d’une centaine de nouvelles références gagnées sur l’année 2018 et plus d’une cinquantaine de partenaires engagés, parmi lesquels une majorité d’intégrateurs gloabaux et de cabinets de conseils (Accenture, Deloitte, Sia Partners, Argon Consulting, Ginini-Antipode, Magellan Consulting, Onepoint…), mais aussi des sociétés de services IT plus traditionnelles (Capgemini, Sopra Steria…), voire même des intégrateurs locaux (Ai3, Keyrus, Arondor…). Surtout, après dix-huit mois de présence, UiPath France compte déjà plus de 40 collaborateurs.

Au niveau mondial aussi, la croissance est rapide. Du moins depuis 2013, époque à laquelle l’entreprise, créée en 2005, a pivoté de l’extraction de données Web (Screen Scraping) à l’automatisation de process. L’effectif est ainsi passé de 600 à 2200 personnes au cours des douze derniers mois. Sa valorisation a suivi la même courbe, passant de 1 milliard de dollars début 2018 à 4 milliards, en septembre dernier lors de sa dernière levée de fonds – qui lui a permis de franchir le cap des 400 millions de dollars levés en cumulé. L’éditeur a déclaré avoir dépassé les 100 millions de dollars de revenus récurrents en juillet dernier et espère atteindre les 200 millions dans les prochaines semaines.

« Les solutions d’UiPath permettent aux entreprises de libérer leur productivité en automatisant les tâches annexes répétitives », expose Eric Adrian, directeur général d’UiPath France. Un peu à la manière d’une macro Excel, la technologie UiPath va être capable, en s’appuyant sur des techniques de machine learning et l’intelligence artificielle, d’enregistrer les enchaînements d’actions accomplies par les utilisateurs (connexion à un site Web, copie de données, collage de ces données dans un document, envoi de ce document…) et de les rejouer automatiquement à demande. UiPath parle d’assistants virtuels. Les cas d’usage sont très nombreux : analyse de risque, suivi de commande, gestion d’investissements, traitement de commandes, rapprochement de factures, etc.

L’une des raisons de l’engouement pour l’offre UiPath, c’est sa simplicité d’utilisation et de mise en œuvre, poursuit Eric Adrian. Les processus s’assemblent par glisser-déposer. Une quinzaine de jours suffisent aux partenaires pour obtenir la certification développeurs-experts et pouvoir ainsi prendre en main les projets des clients. L’éditeur finance une académie qui permet de se former et d’accéder gratuitement au logiciel.

UiPath se caractérise également par sa politique très « partenaires-friendly ». S’il dispose d’équipe commerciales directes, l’éditeur exige ainsi que 100% des affaires soient traitées par les partenaires. Il estime que pour un euro de licence vendu, les partenaires vont générer en moyenne quatre euros en prestations de conseil et d’implémentation.

Examen de la peur de l’automatisation

Le fait que toutes les études ne s’entendent pas sur le risque de perturbation extrême atténue dans une certaine mesure les craintes liées à l’automatisation. Une étude montre que le nombre réel d’emplois qui pourraient être entièrement automatisés n’est que d’environ 5 %. Et même si presque toutes les professions pourraient être touchées par l’automatisation au moins partielle, les employés pourraient en bénéficier, à condition qu’ils aient une formation adéquate pour travailler avec les services d’automatisation.

Il se peut que la plus grande préoccupation des travailleurs ne soit pas que des emplois précis soient automatisés demain, mais qu’ils n’aient pas l’ensemble des compétences requises pour les emplois d’aujourd’hui. Dans un récent rapport McKinsey, 40% des employeurs ont déclaré que leur emploi de débutant n’était pas comblé en raison d’un manque de compétences requises chez les candidats. Entre-temps, 60% des employeurs croyaient que les nouveaux diplômés n’étaient pas suffisamment préparés pour le marché du travail. Et même si les employés plus âgés peuvent avoir plus d’expérience de travail à leur actif, il est probable que leur formation dans des compétences plus complexes sur le plan technique est tout aussi inadéquate.

Alors, qu’est-ce que cela signifie pour votre entreprise et vos employés ? Pour renforcer votre équipe, vous devez repenser non seulement vos pratiques d’embauche, mais aussi la façon dont vous préparez vos employés actuels aux perturbations de l’automatisation. Voici quelques étapes pour vous aider à démarrer.

1. Rechercher l’adaptabilité, et non les qualifications du candidat

Il est temps de considérer d’autres facteurs que les études et l’expérience passée. Ils peuvent servir d’indicateurs, mais ils ne sont pas très doués pour prédire le succès futur de votre entreprise. Le bouleversement constant de la technologie rend la plupart des diplômes collégiaux désuets en peu de temps. Et comme les marchés de l’emploi aux États-Unis n’ont été que récemment corrigés après la récession de 2008, il est peu probable de trouver un candidat ayant cinq ans d’expérience constante dans un seul domaine.

Inversement, les compétences non techniques comme l’adaptabilité, l’intelligence cognitive et sociale et la personnalité seront beaucoup plus révélatrices du potentiel d’épanouissement d’un candidat au sein de votre équipe. Selon Caitlin MacGregor, PDG et cofondatrice de Plume, vous devriez « vous concentrer sur la nécessité d’avoir les bonnes personnes aux bons postes en fonction de ces indicateurs d’adaptabilité, plutôt que de rester bloquée dans votre esprit à quoi ressemble le CV du candidat idéal». Tant que votre formation pour un rôle spécifique est suffisamment solide, vous pouvez former le bon candidat pour être tout ce dont vous avez besoin.

2. Ouvrir la voie aux machines

L’automatisation ne signifie pas passer d’un travail uniquement humain à un travail uniquement basé sur la machine ; nous devons cesser de le traiter comme un choix binaire. Cela exige un changement d’état d’esprit, dans lequel les dirigeants et les membres de l’équipe considèrent l’automatisation comme un complément plutôt que comme un remplacement. Des qualités et des caractéristiques humaines uniques comme l’empathie, la créativité et la capacité de fournir un contexte pour les processus de prise de décision ne peuvent pas être des qualités et des caractéristiques uniques.

Le lieu de travail de l’avenir n’est peut-être pas aussi sombre que les pronostiqueurs voudraient vous le faire croire, mais il est tout de même impératif de suivre le rythme de l’évolution. «En dotant vos employés des outils et de la formation dont ils ont besoin pour réussir, vous pouvez créer un environnement de travail plus solide où les hommes et les machines coexistent harmonieusement, pour le bénéfice de tous. remplacés par des machines, aussi intelligentes et polyvalentes soient-elles», explique Inge Oosterhuis, directrice générale des talents et de l’organisation des ressources chez Accenture. L’automatisation des services peut contribuer à accroître la productivité des employés en accélérant les tâches banales et en libérant les travailleurs pour qu’ils puissent se concentrer sur la fourniture d’informations qui permettront à l’entreprise de progresser.

3. Moderniser sa formation

Une partie du mariage entre travail humain et travail de la machine consiste à fournir à vos employés les moyens d’apprendre de nouvelles compétences techniques, interpersonnelles et diagnostiques. Pour combler le déficit de compétences, il faut de nouvelles méthodes de formation des employés, et vos employés le savent : 54 % d’entre eux croient qu’une formation continue et le perfectionnement des compétences seront absolument nécessaires tout au long de leur carrière à mesure que les milieux de travail évolueront.