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Oracle Cloud Infrastructure : Un Cloud pas comme les autres ?

Le Cloud Computing devient incontournable. De plus en plus d’organisations décident aujourd’hui d’adopter le cloud pour héberger leurs infrastructures informatiques, leurs données et applications d’entreprises. Peu à peu, le Cloud remplace les infrastructures On Premise dans les entreprises de toutes les industries. Son principal avantage est de permettre aux organisations d’accéder de manière agile et élastique à des ressources informatiques sans investissement hardware et sans avoir à gérer leurs plateformes sur site.
Si le marché du Cloud Computing reste à ce jour dominé par Amazon Web Services et Microsoft Azure, Gartner publiait en juillet 2020 qu’« il était temps de considérer sérieusement Oracle en tant que fournisseur de Cloud public ».
Oracle a donc attaqué le marché du Cloud Computing après ses principaux concurrents. Pourtant son origine remonte déjà à plus de 13 ans.

 

Quelle est l’origine du Cloud chez Oracle ? 

En 2007, Oracle a adopté une approche SaaS First et a re-développé l’ensemble de ses applications Métiers existantes On Premise. Oracle Fusion Applications a été lancé en septembre 2010, puis Oracle HCM en octobre 2011 et Oracle ERP Cloud en juin 2012.
Il y a 6 ans, Oracle a démarré son offre PaaS (Platform-as-a-Service) et IaaS (Instractuture-as-a-Service).

C’est en observant les écueils des clouds de première génération qu’Oracle a bâti les fondations d’un cloud ouvert, réversible, plus sûr, plus performant, plus autonome mais aussi moins cher.ALEXANDRE LACREUSE

Ainsi, Oracle qualifie son Cloud de « deuxième génération », un Cloud d’Entreprise, pensé pour accueillir les applications les plus critiques, lancé en octobre 2018.

 

La sécurité au coeur de la conception de l’architecture d’Oracle Cloud Infrastructure

L’architecture de sécurité d’Oracle Cloud Infrastructure prévoit de séparer les environnements auxquels accèdent les équipes Oracle pour opérer son Cloud, des « tenants » où les clients hébergent leurs données à travers une isolation physique. Cette isolation permet de se prémunir d’une potentielle propagation d’attaques vers le Cloud Oracle ou d’un compte client vers un autre client.
L’isolation des tenants constitue un point majeur différenciant les cloud de première génération de ceux de deuxième génération. Oracle propose une gestion des clés et un chiffrement de bout en bout par défaut, estimant que la sécurité est également essentielle au niveau des données.

Le chiffrement par défaut de toutes les données permet de garantir que seul le propriétaire des données puisse y accéder, et qu’aucun autre acteur, pas même Oracle ne puisse les lire. Aussi, le contrôle des clés de chiffrement par le client est la seule solution permettant d’assurer avec certitude que les données ne seront jamais lisibles par une tierce personne, notamment en cas de recours à des lois extraterritoriales.ALEXANDRE LACREUSE

 

Le plus haut niveau de performance, garanti par SLA !

Que serait l’expérience utilisateur sans un temps de réponse au rendez-vous ?La performance constitue naturellement un critère essentiel à la réussite de tout projet Cloud. Il est aussi question de la prédictibilité de cette performance. Une constance de la performance dont souffre parfois les clouds de première génération.
Différence majeure chez Oracle, la performance se veut prédictible, puisqu’Oracle s’engage par SLA, Service Level Agreement, ce qui est absolument unique sur le marché à ce jour !
La performance est aussi corrélée au coût. La facturation dépendant de l’usage réel, la performance impacte directement le coût du cloud.

Si vous avez la possibilité d’exécuter 2 fois plus d’opérations en 1 heure, cela signifie tout simplement que vous payerez 2 fois moins.ALEXANDRE LACREUSE

Ainsi, la performance est une obsession chez Oracle qui entend proposer le meilleur ratio prix/performance du marché. Véritable leitmotiv de son fondateur, Larry Ellison, qui au lancement d’Oracle Cloud Infrastructure en octobre 2018, prétendait offrir un Cloud non seulement moins cher, mais aussi plus performant en promettant notamment de réduire de moitié la facture payée chez Amazon. 

 

Oracle Cloud Infrastructure semble être moins cher qu’AWS sur plusieurs axes :
  • Premièrement, les frais de connectivité à son réseau seraient 74 % moins élevés que ceux d’AWS.
  • Deuxièmement, Oracle offrirait un rapport prix/performance plus de 2 fois supérieur à celui d’AWS sur la puissance de calcul CPU.
  • Troisièmement, Oracle offrirait des performances similaires à celles d’AWS sur ses supercalculateurs HPC, mais est 44 % moins cher et fournirait des disques SSD locaux, avec deux fois plus de RAM, un réseau RDMA et un accord de niveau de service. Enfin, pour le stockage en bloc, Oracle offrirait jusqu’à 20 fois plus d’IOPS qu’AWS pour moins de la moitié du coût.

A suivre dans la seconde partie : ouverture et réversibilité, Cloud at Customer, interopérabilité multi-cloud, technologies autonomes.

Zoom choisit Oracle pour son infrastructure Cloud

Le 28 avril 2020, Zoom annonce choisir Oracle comme fournisseur de services Cloud. Ce contrat intervient alors que le nombre d’utilisateurs augmentent de manière exponentielle sur la plateforme, dans une période où les utilisateurs privilégient largement le télétravail.

Zoom fait face à de nouveaux besoins

Zoom, société américaine de services de téléconférence, fournit un service à distance pour la vidéoconférence, les réunions en ligne, le chat et la collaboration mobile.

Début 2020, la plateforme fait face à une hausse exceptionnelle d’utilisateurs. En décembre, Zoom avait au maximum 10 millions de participants quotidien; en avril, il sont plus de 300 millions. À l’origine de ce bond, la démocratisation du télétravail liée au contexte actuel de la pandémie de coronavirus. De nombreuses entreprises ont adopté le service mais également des milliers d’établissements scolaires qui ont exploité le service pour continuer les cours pendant le confinement. Si les utilisateurs ont fait de Zoom un outil professionnel – réunion, entretien, enseignement – ils ne l’ont pas moins appliqué dans le cadre social, que ce soit pour des rassemblements familiaux, des apéros virtuels entre amis, des concerts, etc.

« Les communications vidéo sont devenues un élément essentiel de notre vie professionnelle et personnelle, et Zoom a été à l’avant-garde de l’innovation dans ce secteur », a déclaré Safra Catz, PDG d’Oracle. « Nous sommes fiers de travailler avec Zoom, à la fois en tant que fournisseur d’infrastructure Cloud et en tant que client, alors qu’ils se développent et continuent à connecter les entreprises, les personnes et les gouvernements du monde entier ».

L’infrastructure n’était pas prête à un tel changement. Les centres de données, qui avaient une capacité de base largement suffisante, on dû s’adapter à la demande. En mars, la société s’est tourné vers les grands fournisseurs de Cloud computing. Alors qu’elle exploitait déjà les services d’AWS et Azure, Zoom a choisi Oracle comme fournisseur de services Cloud

 

Oracle, le choix de la capacité et de la sécurité

 

Zoom a opté pour une stratégie multicloud d’Oracle afin “d’augmenter rapidement notre capacité” explique le PDG de Zoom, Eric S Yuan, “ et de répondre aux besoins de nos nouveaux utilisateurs.” La raison qui l’a poussé à choisir Oracle ? “Sa sécurité de pointe, ses performances exceptionnelles et son niveau de support inégalé” justifie-t-il.

Le choix de la sécurité comme priorité de Zoom s’explique notamment par les nombreuses vulnérabilités auxquelles l’entreprise a dû faire face. L’entreprise compte bien sur l’expertise d’Oracle en matière de cybersécurité.

Grâce à son architecture réseau, sa capacité et l’emplacement de ses Data Center, Oracle est dans une position unique pour permettre l’expansion rapide de Zoom et sa plateforme de communication vidéo innovante. Celle-ci transfère plus 7 pétaoctets par jour, grâce aux serveurs Cloud d’Oracle. Elle assure ainsi à ses utilisateurs une haute qualité de service. L’application devient ainsi performante, agile et fiable.

Dans les heures qui ont suivi le déploiement, Oracle Cloud Infrastructure a pris en charge des centaines de milliers de participants simultanés aux réunions de Zoom. Après avoir atteint la pleine production, Zoom permet maintenant à des millions de participants de se réunir simultanément sur Oracle Cloud Infrastructure. L’infrastructure Oracle Cloud de deuxième génération aidera Zoom à évoluer pour continuer à offrir un service sans faille à sa clientèle, à s’adapter à l’évolution des demandes et à être à la pointe du secteur des communications vidéo.

L’infrastructure Cloud de deuxième génération d’Oracle, combinée à son expertise en matière de sécurité, aidera Zoom à offrir une expérience de communication vidéo prête à l’emploi.

Selon Gartner, OCI est un acteur majeur du Cloud et un concurrent sérieux à considérer, en raison notamment de ses capacités pour exécuter d’importants workloads.

Le développement d’Oracle Cloud Infrastructure (OCI)

Oracle Cloud Infrastructure (OCI), l’offre intégrée IaaS et PaaS d’Oracle, est une solution de Cloud public optimisée dès sa conception pour faire fonctionner les technologies Oracle telles que les suites ERP et les bases de données, avec des capacités désormais suffisamment larges pour exécuter des workloads importantes. Depuis, Oracle a réussi à gérer des workloads utilisant des technologies non-Oracle. Le service est récemment devenu une des principales plateformes pour la société de communication Zoom, lui permettant de supporter la montée en charge rapide. 

En 2016, Oracle a lancé une offre intégrée IaaS et PaaS, puis l’offre « Gen 2 » est devenue « Oracle Cloud Infrastructure » (OCI). Lorsque OCI a été lancée, il s’agissait d’un produit minimum viable. Depuis, Oracle a progressivement élargi son ambition pour servir des workloads à usage général, y compris les workloads natives du Cloud, tel que bientôt sans doute Grafana, Confluent, Kafka ou encore Sophos sur la sécurité. 

L’année dernière, l’entreprise a démontré des améliorations impressionnantes dans les capacités IaaS et PaaS de OCI, selon les critères Gartner de « Solution Criteria for Cloud Integrated IaaS and PaaS » qui définit 270 capacités souhaitées par les entreprises ayant des workloads de production importante.

Entre 2019 et 2020, OCI est passé d’un score de solution de 38 sur 100 à 62 sur 100. Son résultat sur les critères requis vitaux pour les entreprises s’est amélioré de 45 % à 74 %. Comparé à AWS, Azure, Google Cloud Platform (GCP) et Alibaba Cloud, Oracle est le fournisseur dont les scores se sont le plus améliorés en 2020. 

 

Image: Magic Quadrant for Cloud Infrastructure and Platform Services 2020

Gartner-Magic-Quadrant-2020-Cloud-Oracle
Gartner-Magic-Quadrant-2020-Cloud-Oracle

 

En conséquence, Oracle commence maintenant à se positionner comme une option viable lorsqu’il s’agit de gérer des workloads non-Oracle.

 

Quels sont les avantages d’OCI ?

Selon Gartner, les responsables de l’approvisionnement, des achats et de la gestion des fournisseurs (SPVM) qui recherchent les meilleurs services et solutions informatiques pour l’hébergement des produits Oracle devraient :

  • Inclure OCI dans leur processus d’évaluation et de sélection, en particulier pour les workloads d’Oracle.
  • Engager des fournisseurs de services experts Oracle accrédités pour optimiser la stratégie, l’architecture, le coût, les migrations et la gestion des solutions Oracle.

Les compétences d’OCI ont franchi un seuil critique en 2020, ce qui fait d’OCI une option adaptée à la mise en oeuvre des capacités de production en entreprise. En outre, OCI répond aux attentes typiques des entreprises en matière de sécurité dans le Cloud, notamment par une intégration notable avec le service Oracle CASB Cloud. Le suivi de Gartner Cloud Decisions montre qu’OCI a un bon historique de disponibilité des services notamment sur la partie streaming pour laquelle OCI est largement devant ses concurrents AWS, AZURE, ou encore Alibaba Cloud, en termes de performances. 

Par conséquent, Gartner recommande maintenant que les architectes de Cloud prennent en compte OCI non seulement pour les environnements Cloud ancrés par des workloads qui utilisent les technologies Oracle, mais aussi pour les cas d’utilisation centrés sur des serveurs bare-metal, des besoins de calcul haute performance ou des besoins de réseau haute performance. 

OCI donne la priorité aux besoins de ses clients en mettant l’accent sur sa base de données autonome, dédiée à héberger les « systèmes d’enregistrement critiques ». Autonomous Database automatise les tâches courantes, s’auto-sécurise, s’auto-répare et minimise tous les temps d’arrêt. Les équipes IT peuvent alors se concentrer sur des tâches à valeur ajoutée et améliorer la productivité de l’entreprise.

D’ici 2025, Oracle Cloud Infrastructure devrait au moins doubler sa part de marché concernant ses services Cloud, qui est actuellement de 3 %.

Qu’est-ce qui rend Oracle Autonomous Database vraiment autonome?

⌚: 4 minutes

Oracle Database est la base de données professionnelle la plus populaire au monde. Cette année, l’ajout de fonctionnalités de gestion autonomes à sa version Cloud est l’une des avancées les plus importantes de l’histoire de la base. Mais, qu’est-ce que cela signifie d’être « autonome » pour une base de données ? Examinons de plus près Oracle Autonomous Database pour mettre en lumière ses façons d’y parvenir.

 

Objectifs de Oracle Autonomous Database

Oracle Autonomous Database est un service Cloud entièrement géré. Comme tous les Clouds, la base de données tourne sur des serveurs dans des Cloud Data Centers. Ceux d’Oracle s’appellent Oracle Exadata Database Machine. Ils sont spécialement conçus et réglés pour des charges de travail à haute performance et haute disponibilité. Le matériel rigoureusement contrôlé et optimisé permet certaines des fonctionnalités autonomes dont nous allons parler plus loin.

Bien que la version autonome d’Oracle Autonomous Database soit récente, elle s’appuie sur de nombreuses fonctionnalités d’automatisation qu’Oracle construit depuis des années dans son logiciel de base de données Oracle et dans le Exadata Database. Les fonctions autonomes ont deux objectifs. D’une part, réduire les coûts d’exploitation en réduisant l’administration manuelle. D’autre part, améliorer le service grâce à l’automatisation et à la réduction des erreurs humaines.

Voici quelques exemples de la façon dont les fonctionnalités d’Oracle Autonomous Database changent la donne pour les administrateurs de bases de données (DBA), les libérant des tâches banales pour se concentrer sur les plus importantes.

 

Une nouvelle infrastructure de base de données dans le Cloud

Rapidité d’exécution

Créer une base de données de grande envergure peut prendre des semaines si le matériel informatique doit être acheté et installé dans le Data Center d’un client. Avec Autonomous Database, une nouvelle base de données peut être créée en quelques secondes ou quelques minutes (quelle que soit sa taille), et ne nécessite pas l’intervention d’un expert qualifié comme un DBA.

Standardisation du système

Dans un Data Center sur site d’une entreprise, le logiciel de base de données peut fonctionner sur n’importe quel matériel informatique, avec tout système d’exploitation, tout type de connexion réseau et disque. A contrario, Autonomous Database est conçu spécifiquement pour la plate-forme Oracle Exadata. Oracle profite de cette standardisation pour exercer un contrôle total sur l’environnement d’exécution.

Un système qui ne s’arrête jamais

« Oracle a construit la première véritable infrastructure de base de données dans le Cloud au monde. Une nouvelle base de données autonome est constituée à partir d’un ensemble de systèmes Exadata préexistants, déjà configurés pour obtenir une performance, une disponibilité et une sécurité adaptées aux entreprises », explique George Lumpkin, vice-président de la gestion des produits chez Oracle. « Ce nuage de bases de données innovant permet de créer rapidement de nouvelles bases de données et de faire varier instantanément la taille de celles déjà existantes, sans interruption du service. »

 

Réglage continu de la base de données pour des performances optimales

Un réglage permanent de la base de données

Regardons les choses en face… Dans la plupart des services informatiques, l’optimisation d’une base de données est souvent considérée comme une tâche ponctuelle, exécutée par les DBA lorsque la base de données est alimentée pour la première fois. La performance de la base de données est optimisée pour les opérations les plus fréquentes au moment de sa création. Par la suite, personne n’y touche sauf pour régler des problèmes de performance spécifiques. Des années plus tard, la base de données est éventuellement 10 fois plus volumineuse et ses utilisateurs pourraient avoir besoin de toute une série de nouvelles requêtes. Mais personne n’aura réexaminé la stratégie globale de l’optimisation des performances.

« La charge de travail d’un vrai système d’analyse change avec le temps, mais personne ne se donne la peine de réajuster la base de données « , explique Lumpkin. En d’autres termes, une base de données de trois ans repose entièrement sur la façon dont elle a été créée la première année. »

Une solution qui facilite le travail des DBA

Oracle Autonomous Database s’appuie sur la technologie des assistants d’optimisation des performances qu’Oracle propose depuis des années. Auparavant, ils offraient des conseils aux DBA qui pouvaient choisir de les suivre (puis d’y apporter des modifications) ou de les ignorer. Dans le nuage de bases de données autonomes, la nouvelle génération des assistants s’exécutent en permanence et effectuent les ajustements nécessaires. En d’autres termes, la base de données est réajustée tous les jours.

« Autonomous Database applique les meilleures pratiques de réglage du système à tout moment, » dit Lumpkin. « Ainsi, le serveur de base de données ne se désaccorde pas puisqu’il s’adapte aux volumes de données à mesure que le système se développe. C’est le résultat des capacités d’apprentissage et des algorithmes adaptatifs que nous construisons dans la base de données depuis un certain nombre d’années. On passe au niveau supérieur avec la base de données autonome. »

 

Les corrections, les mises à jour et les mesures de sécurité sont appliquées automatiquement, sans temps d’arrêt.

Les dernières mises à jour installées automatiquement

Autonomous Database applique des corrections et des mises à jour automatiquement. Elles se font en ligne, tandis que la base de données continue de fonctionner. En s’appuyant sur des technologies telles que Real Application Clusters et Multitenant, le service Cloud garantit que ses bases de données sont toujours disponibles pendant les temps de maintenance. Cela permet non seulement de minimiser les temps d’arrêt, mais aussi de s’assurer que la base de données de chaque client fonctionne toujours avec les dernières mises à jour.

La principale cause de problèmes de sécurité est le manque de mise à jour du système. L’un des plus grands avantages de la correction automatique est l’amélioration conséquente de la sécurité. Si une faille est découverte, Oracle Autonomous Database bénéficiera de la correction dès qu’elle aura été développée et testée par Oracle.

Un système de correction unique

On ne peut pas en dire autant des installations logicielles on site, où le délai de prise en charge peut durer des jours voire des semaines : les clients doivent être avertis, les mises à jour distribuées puis intégrées au cycle de maintenance propre à chaque organisation. Pendant ce temps, le système est vulnérable aux attaques ou à la perte de données. Avec le service autonome, Oracle prend en charge la mise en œuvre des modifications liées à la sécurité et les déploie sans aucune interruption de service.

L’autonomie dans Oracle Autonomous Database apporte beaucoup d’avantages. Certains de ces éléments sont relativement simples, comme l’application automatique de correctifs et de mises à jour, sans qu’il soit nécessaire de fermer le service, afin de maximiser l’efficacité, les performances et la sécurité. L’algorithme autonome permet de simplifier le travail du DBA, en automatisant des tâches qui peuvent prendre des heures et en les transformant en processus qui prennent quelques secondes. Son principal objectif est d’optimiser la base de données pour qu’elle puisse continuellement ajuster ses performances et permettre aux administrateurs de se concentrer sur les tâches essentielles de leur travail.

Essayez donc avec n’importe quel autre logiciel de base de données…

Le CTO d’Oracle Larry Ellison a fait la présentation de la base de données autonome de l’entreprise l’année dernière, à l’Oracle Open World. L’entreprise a ensuite lancé un entrepôt de données autonome. Aujourd’hui, elle a annoncé la prochaine étape avec le lancement du service Oracle Autonomous Transaction Processing.

Oracle lance un nouvel outil aux fonctionnalités automatisées

Cet outil de base de données autonome promet le même niveau d’autonomie que les précédents : réparations automatiques, mises à jour et correctifs de sécurité automatisés et pas plus de quelques minutes d’interruption pour maintenance par mois. Juan Loaiza, SVP de Oracle Systems, affirme que le service ATP Cloud est une extension modernisée des bases de données de traitement des transactions en ligne (OLTP) qu’ils ont créées depuis des décennies. Il précise que ce nouvel outil repose sur le machine learning et l’automatisation, mais il devrait être familier aux clients.

Loaiza a déclaré : « La plupart des grandes entreprises dans le monde utilisent aujourd’hui des milliers de bases de données Oracle. Ainsi, une des différences les plus évidentes pour nous est que vous pouvez récupérer la base de données que vous possédez depuis de nombreuses années sur site, et facilement la transférer vers une base de données autonome dans le Cloud ».

Il ajoute que les entreprises qui exploitent déjà des bases de données OLTP sont notamment des compagnies aériennes, de grandes banques, des sociétés de services financiers, des détaillants en ligne et d’autres grandes entreprises qui ne peuvent se permettre ne serait-ce qu’une demi-heure par mois de suspension de services. Il affirme qu’avec la base de données autonome d’Oracle, le temps d’arrêt maximal est de 2,5 minutes par mois et que l’objectif est de réduire considérablement ce nombre.

Oracle doit se positionner rapidement dans la Cloud

Carl Olofson, un analyste d’IDC qui gère la pratique de gestion de base de données d’IDC, affirme que le produit promet des coûts opérationnels beaucoup plus bas et pourrait donner à Oracle un avantage sur le marché du Database as a Service. Il a déclaré : « Ce qu’Oracle offre de plus remarquable ici, c’est le fait que les correctifs sont appliqués sans aucune perturbation opérationnelle et que la base de données est auto-réglable et, dans une certaine mesure, auto-réparable. Étant donné la nature très diverse des problèmes qui peuvent survenir sur la base de données OLTP, c’est un véritable atout ».

Adam Ronthal, analyste chez Gartner se concentrant sur le marché des bases de données, affirme que l’ensemble des produits de base de données autonomes jouera un rôle important dans l’avancée d’Oracle dans le Cloud. Il a précisé : « Ces annonces concernent plus le Cloud que les bases de données. Elles avertissent qu’Oracle offre au monde entier des produits pensés et conçus pour le Cloud : capacité d’évolution, souplesse et une faible empreinte opérationnelle sont leurs caractéristiques essentielles. Ils sont derrière AWS, Azure et même GCP dans l’étendue de leurs offres. L’ATP aide à combler cette lacune, du moins dans le domaine de la gestion des données ».

Oracle a certainement besoin d’une conquête dans le Cloud car son dernier rapport de bénéfices était mauvais au point de cesser de publier les chiffres concernés dans le rapport de juin.

Ronthal dit qu’Oracle a besoin de gagner rapidement du terrain auprès de ses clients existants s’il veut réussir sur ce marché. Il a développé : « Oracle a besoin de connaître un succès rapide avec son nouveau produit, et il le trouvera auprès de ses propres clients qui sont déjà stratégiquement engagés dans les bases de données Oracle et qui ne sont pas intéressés par changer de prestataire. Il ne s’agit pas de l’ensemble de la clientèle, bien sûr. Une fois qu’ils auront fait leurs preuves, ils seront en mesure d’élargir leur clientèle et d’en acquérir une nouvelle ».

« L’Intelligence Artificielle prend le pouvoir ». La formule d’un porte parole d’Oracle France résume parfaitement l’esprit des très nombreuses annonces produits faites cette semaine lors du Modern Business Experience de Las Vegas.

Oracle a en effet mis des (gros) bouts d’AI dans pratiquement toutes ses solutions SaaS.

Dans l’ERP

Dans son ERP cloud, Oracle a par exemple amélioré l’assistant de notes de frais – un bot dévoilé à l’OpenWorld 2018 mais qui a été mis à jour.

« Il simplifie le traitement en créant, classant et appariant automatiquement les types de dépenses. Les utilisateurs peuvent interagir avec l’assistant via une interface vocale, ou simplement en envoyant à ce dernier des images de reçus par e-mail, SMS, Slack ou Microsoft Teams. L’assistant utilise le Machine Learning pour améliorer la classification automatique des types de dépenses, surveiller les violations de politiques et réduire les risques d’audits », explique l’éditeur.

Dans le contrôle financier, une analyse continue des transactions, des paramétrages et des configurations, automatise les audits et aide à prévenir les fuites financières. « Des algorithmes examinent les changements de configuration et les transactions critiques par rapport à une bibliothèque de règles éprouvées pour repérer les correspondances suspectes, détecter des anomalies, etc. Cette approche utilise des techniques de Data Science pour permettre de diriger les incidents vers les analystes à des fins de suivi, d’enquête et de clôture », vante Oracle.

Dans la brique Supply Chain, l’IA (via le rachat de DataFox) enrichit, catégorise et score les profils des fournisseurs avec des données validées issues de sources diverses actualisées en quasi temps réel (articles de presse, communiqués, communications financières officielles, etc.).

La planification de projet bénéficie également à présent d’un assistant à base d’AI. Ce bot fournit des mises à jour instantanées de l’état du projet et permet aux utilisateurs d’actualiser le temps et la progression des tâches. « Cet assistant apprend à partir des saisies de temps passées, des données de planification de projet et du contexte général pour adapter les interactions et capturer intelligemment les informations critiques du projet ».

La sécurité n’est pas en reste puisque l’ERP utilise l’analyse graphique pour évaluer les violations cachées dans des configurations de sécurité complexes, récursives et dynamiques grâce à l’IA.

Dans Oracle SCM Cloud

Dans son outil spécialement dédié à la chaine d’approvisionnement (Oracle SCM), Oracle a là encore infusé une bonne dose d’Intelligence Artificielle avec l’arrivée de deux nouveautés.

La première, Oracle Service Logistics Cloud, automatise la connexion entre les équipes du service clients et les équipes d’intervention sur le terrain. « Cette connexion permet au service clients de commander les pièces directement depuis une demande d’intervention, de coordonner leur livraison rapide au bon endroit et au bon moment », précise Oracle.Project-Driven Supply Chain Cloud pour sa part est une fonctionnalité qui automatise le suivi des attributs des projets et des coûts associés dès le bon de commande initial pour améliorer la précision et la rapidité de facturation de l’exécution des projets.

Dans le SIRH

Pas assez d’AI pour vous ? Qu’à cela ne tienne. En rab, Oracle en a aussi mis une bonne dose dans son HCM avec un nouveau bot. Les assistants adossés à Oracle HCM Cloud sont évidemment utilisables en libre-service que ce soit par SMS, par la voix ou via IM sur mobiles ou sur le bureau. « Les utilisateurs peuvent obtenir des réponses aux questions RH les plus courantes qui peuvent être posées de milliers de façons différentes, qu’il s’agisse des congés disponibles, des prestations sociales, de l’explication de la fiche de paye, de l’intégration d’un nouveau collaborateur ou encore des évaluations de performance ».

Le SIRH en mode SaaS intègre par ailleurs de nouvelles capacités de planification du personnel à base de Machine Learning qui analysent les disponibilités et la demande par catégories clés (personne, poste, compétences), pour constituer des équipes de manière plus optimales, « proactive et data driven ».

Dans le CRM

La gamme CX n’échappe pas à ce bouillon d’AI, avec deux annonces CRM.

La planification des ventes (Sales Planning Solution) va utiliser l’analyse prédictive pour planifier plus intelligemment les opérations commerciales et, espère Oracle, « augmenter la génération de revenus pour les équipes de vente ».

La deuxième annonce concerne une fonctionnalité baptisée « Smart Data ». Cette fonctionnalité vise à accélérer la création de comptes en enrichissant, validant et standardisant les informations de l’entreprise prospect lors de leur saisie.

DataFox

Cerise sur le gâteau pour terminer ce menu très Intelligence Artificielle servi par Oracle à Las Vegas, l’éditeur a souligné l’intérêt du rachat de DataFox en présentant trois intégrations.

La première est celle décrite plus haut dans l’ERP (scoring des fournisseurs).

La deuxième est une intégration de ces flux de données dans CX Cloud (en plus de Smart Data). « Les données et les signaux dynamiques et contextuels fournis par DataFox aident les commerciaux à élargir leur marché adressable en identifiant les prospects qui ne se trouvent pas dans leurs systèmes actuels à l’aide des critères Ideal Customer Profile (ICP) ».

Enfin, DataFox nourrit également Eloqua (Oracle Marketing Cloud) pour fournir aux spécialistes du marketing « une connaissance inédite du firmographe (NDR : ou firmographics, éléments clef de description d’une société comme la taille, sa localisation, son domaine, etc.) et du comportement des comptes ».

IA pré-cuisinée ou IA fait-maison : il faut choisir

A l’OpenWorld 2018, et dans la foulée du Machine Learning appliqué à la base de données (Autonomous Database), Larry Ellison avait promis l’arrivée massive de l’IA dans le SaaS d’Oracle.

L’éditeur semble tenir parole.

Il est toujours possible – nous a confirmé Oracle France – de ne pas utiliser ces fonctions « intelligentes » intégrées et de choisir d’appliquer directement une autre IA (Watson par exemple) ou des algorithmes maisons à la base de données qui sous-tend l’application. Ce n’est pas ce que recommande Oracle mais, sur le papier en tout cas, cela reste possible pour garder la main sur son patrimoine algorithmique.

Mais la facilité d’une simple activation dans le SaaS – et Oracle dira la puissance de sa R&D et de l’expérience de ses nombreux clients – fait que cette option du développé maison, aussi séduisante soit-elle d’un point de vue stratégique, devient de moins en moins attirante d’un point de vue pratique.

Le débat sur la portabilité de l’apprentissage des algorithmes, du client captif dans le Machine Learning, du fait maison ou de l’externalisé, devient en tout cas de plus en plus cornélien pour les entreprises clientes.