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Les nouvelles deviennent encourageantes chez Facebook. Un analyste Internet de Barclays, Ross Sandler, croit que Facebook pourrait générer des revenus de paiements à partir de sa cryptomonnaie stable sur laquelle il est en train de travailler. Selon lui, la monnaie du géant des réseaux sociaux pourrait rapporter jusqu’à 19 milliards de dollars en revenus supplémentaires pour Facebook d’ici 2021 si ses plans de cryptomonnaie fonctionnent. C’est un rapport encourageant pour Facebook, surtout qu’il vient d’une source qui semble crédible. Ross Sandler est directeur général d’Americas Equity Research & Senior Internet Analyst chez Barclays, une banque britannique basée à Londres au Royaume-Uni.

Selon l’explication de Sandler, dans une note aux clients le lundi, les paiements pourraient aider Facebook à développer une toute nouvelle source de revenus en dehors de la publicité, quelque chose « dont l’entreprise a grandement besoin à ce stade de son histoire ». Sandler a également dit que son estimation la plus conservatrice des revenus pour la nouvelle pièce de monnaie est de 3 milliards de dollars.

Le géant des médias sociaux serait en train de développer une cryptomonnaie qui aura pour but de permettre l’envoi d’argent en ligne via son application de messagerie instantanée Whatsapp. La nouvelle avait été rendue publique en décembre par Bloomberg qui annonçait que la monnaie numérique de Facebook serait basée sur la blockchain et que le réseau social viserait l’Inde comme premier consommateur de cette monnaie en raison des 480 millions d’Indiens connectés à internet. Pour cela Le réseau social a mis en place une branche dédiée à la blockchain dirigée par David Marcus ancien directeur de PayPal et ancien responsable de Facebook Messenger, nommé en mai dernier.

Pour combler certaines lacunes de la cryptomonnaie décentralisée telles que sa volatilité, Facebook prévoit de lier sa monnaie à un panier de monnaies nationales. Cette approche pourrait donner au futur jeton WhatsApp une plus grande stabilité sans la lier trop étroitement au système financier d’un pays spécifique, a rapporté le New York Times, en février. Toutefois, cette « monnaie stable » de Facebook serait probablement moins attrayante pour les spéculateurs en raison de son prix fixe lié à des monnaies nationales comme le dollar américain. La monnaie électronique de Facebook sera utilisée pour les paiements peer-to-peer liés à sa plateforme de messagerie Whatsapp.

Selon l’analyste Internet de Barclays, de nombreux avantages majeurs seraient liés à cette monnaie si les plans de cryptomonnaie que la firme, gardés encore secrets, fonctionnent. En plus d’être une nouvelle source de revenus supplémentaires, M. Sandler croit également que les actions Facebook monteraient si ces plans étaient un succès. « Le simple fait d’établir cette source de revenus commence à changer l’histoire des actions Facebook à notre avis », a déclaré M. Sandler.

Une opportunité pour Facebook de se refaire une meilleure réputation

Le modèle d’affaires actuel de Facebook, basé sur la collecte et la vente des données utilisateur, a beaucoup été critiqué par les consommateurs, les politiciens et les organisations de protection des droits, l’an dernier. L’affaire Cambridge Analytica qui a occasionné la violation des données de plus 87 millions d’utilisateurs, le partage des données avec les entreprises tierces, de nombreux piratages de la plateforme dont le plus important a affecté près de 50 millions de comptes Facebook à cause d’une faille de sécurité et bien d’autres révélations faites en 2018 ont terni l’image de la société. Le cours de son action avait chuté après cette série de revers très médiatisés. Malgré tout, les bénéfices de Facebook ont continué d’augmenter et le cours de l’action s’est redressé d’environ 30 % cette année, d’après CNBC.

Selon CNBC, la réussite de ses plans d’expansion des paiements pourrait changer davantage les choses pour Facebook. La monnaie numérique de la société pourrait générer une nouvelle option de revenu et tenter de séparer un peu Facebook de sa réputation de société qui ne respecte pas la confidentialité, quelque chose dont « nous avons extrêmement besoin à ce stade de l’histoire de la société », a déclaré M. Sandler. « Toute tentative de générer des sources de revenus en dehors de la publicité, en particulier celles qui n’abusent pas de la vie privée des utilisateurs, est susceptible d’être bien accueillie par les actionnaires de Facebook », a-t-il ajouté.

Selon CNBC, les estimations d’opportunité de revenus faites par l’analyste de Barclays sont basées sur le service de distribution numérique de Google, Play Store, qui est également l’app store officiel du système d’exploitation Android. Selon M. Sandler, Google Play génère actuellement 6 dollars de revenus « nets » par utilisateur. Facebook pourrait voir une « cadence similaire », à travers ses près de 3 milliards d’utilisateurs en 2021. Selon M. Sandler, une monnaie virtuelle sur Facebook permettrait à un plus grand nombre de contenus haut de gamme de retrouver leur place sur Facebook, à mesure que les entreprises se réinstalleraient sur le réseau social en tant que partenaires stratégiques.

L’historique de la monnaie électronique de Facebook

L’analyste de Barclays a rappelé le projet initial de paiement de Facebook qui était similaire à ce que sont les cryptomonnaies aujourd’hui. Facebook a créé en 2010 une monnaie virtuelle appelée « crédits Facebook ». Selon le rapport de CNBC, les utilisateurs devraient payer d’avance ces pièces virtuelles en monnaie nationale, avant d’utiliser ces crédits pour les achats sur l’application. L’entreprise exigeait qu’un utilisateur paie d’avance au moyen d’une carte de débit ou de crédit, et chaque crédit virtuel coûtait environ 10 cents.

Cependant, selon M. Sandler, le principal problème était que Facebook devait supporter le coût des échanges, « ce qui a un impact négatif sur la rentabilité de l’entreprise, surtout lorsqu’il s’agit d’effectuer de gros volumes de transactions de faible valeur », a-t-il dit.

Mais, depuis lors, le réseau social a gagné en maturité. L’entreprise dispose d’une base d’utilisateurs beaucoup plus large et d’un plus grand nombre d’importantes applications comme Instagram et WhatsApp auxquelles elle peut distribuer du contenu. Facebook travaille, par ailleurs, à la fusion ses plateformes WhatsApp, Instagram et Messenger qui permettrait aux utilisateurs de pouvoir faire des communications interapplications. Facebook a aussi pris des mesures pour éviter les problèmes qu’ont subis les cryptomonnaies décentralisées. Sur cette base, le nouveau plan de monnaie numérique de l’entreprise pourrait potentiellement « redynamiser cette stratégie commerciale », a déclaré M. Sandler.

« Sur la base de nos vérifications, la première version de Facebook Coin peut être une pièce à usage unique pour les micropaiements et le transfert d’argent national peer-to-peer, très similaire aux crédits originaux de 2010 et Venmo aujourd’hui », a déclaré Sandler.

Les défis dont Facebook devra faire face

Les estimations de Ross Sandler sont encourageantes, mais Facebook devra faire face à la concurrence, même si sa présence mondiale parmi les utilisateurs pourrait lui permettre de tirer parti de son énorme écosystème des milliards d’utilisateurs pour donner un avantage à sa monnaie numérique.

La future Facebook Coin ferra concurrence avec la JPM Coin de la banque d’investissement américaine, JP Morgan, qui a fait son entrée sur le marché de la cryptomonnaie en février. C’est aussi une cryptomonnaie stable, adossée sur le dollar américain et qui aidera les gros clients de la banque à effectuer des transactions de valeur quasi instantanées sur internet sans avoir à déplacer de la monnaie fiduciaire en arrière-plan.

Telegram, qui compte environ 300 millions d’utilisateurs dans le monde, travaille également sur une monnaie numérique. Signal, un autre service de messagerie chiffré, a sa propre monnaie électronique en cours d’élaboration. Le coréen Kakao et le japonais Line proposent déjà des choses très intéressantes avec les cryptomonnaies. Ce qui fera de la monnaie de Facebook une monnaie de plus qui va essayer de se faire sa part de marché comme les autres.

Un nouveau scandale pour Facebook. Les données de plus de 540 millions d’utilisateurs du réseau social ont été librement accessibles en ligne, révèle l’entreprise de sécurité informatique UpGuard, dans un communiqué (en anglais) publié mercredi 3 avril. La société affirme avoir trouvé une base de données contenant « des commentaires, des ‘j’aime’, des noms, des identifiants » concernant 540 millions d’utilisateurs de Facebook.

Ces informations étaient stockées sur un serveur fourni par Amazon S3 Bucket par une entreprise mexicaine, Cultura Colectiva, selon UpGuard. Une autre série de données personnelles a également été découverte. Celles-ci étaient également stockées sur un serveur d’Amazon par le développeur d’applications At the Pool, qui n’existe plus depuis 2014. Cette base contenait les informations de 22 000 utilisateurs de Facebook : leurs mots de passe, leurs listes d’amis, leurs centres d’intérêts ou encore leurs photos.

Les données repérées par UpGuard « sont une nouvelle preuve que quand Facebook partage ses données avec des tiers, il n’a vraiment aucun contrôle sur ce qu’elles deviennent et comment elles sont stockées », résume le magazine Wired (en anglais).

Quand Big Brother ne vous regarde pas, il vous écoute. Une enquête du magazine Bloomberg publiée ce jeudi 11 avril révèle que l’entreprise Amazon fait écouter des conversations d’utilisateurs par l’intermédiaire de son enceinte connectée, Amazon Echo. Objectif de cet espionnage : améliorer les performances de son assistant virtuel, Alexa, censé répondre à toutes les commandes vocales. Les échanges supposément privés entre l’utilisateur et la machine ne l’ont donc en réalité jamais été totalement.

Sur son site, Amazon mentionne bien que l’entreprise utilise les « demandes »faites à Alexa – par exemple : « Alexa, quel sera le temps demain ? » – pour « former » ses « systèmes de reconnaissance de la parole et de compréhension du langage naturel ». Mais l’assistant vocal n’apprend pas seul, comme par magie. Si l’entreprise ne mentionne aucunement que des humains écoutent ces conversations, ses salariés sont apparemment indispensables à l’amélioration d’Alexa. Et cette dernière se fait donc au détriment de la vie privée de ses utilisateurs.

ALEXA VOUS ENTEND CHANTER FAUX SOUS LA DOUCHE

Certaines discussions, expliquent nos confrères de Bloomberg, sont ainsi envoyées dans les bureaux d’Amazon aux Etats-Unis, en Inde, au Costa Rica ou encore en Roumanie. Des milliers d’hommes et de femmes, suspendus à leurs écouteurs, peuvent y retranscrire jusqu’à un millier d’extraits sonores, pendant neuf heures par jour. Grâce à cette écoute attentive, ils sont supposés détailler à Alexa les mots qu’elle ne parvient pas à saisir seule. Un salarié de Boston raconte par exemple avoir appris à l’assistant vocal à mieux discerner le nom de la chanteuse Taylor Swift.

Les notes sont ensuite amenées à être partagées sur une messagerie interne, afin de faciliter le travail de chacun. Des échanges qui s’aventurent parfois au-delà du professionnel… Les employés d’Amazon peuvent en effet parfois surprendre une discussion ou un moment embarrassant, par exemple quand vous chantez faux sous la douche, capté par l’assistant vocal Alexa. Certains enregistrements deviendraient alors l’objet de plaisanteries entre collègues.

AMAZON N’INTERFÈRE PAS DANS VOTRE VIE DE TOUS LES JOURS

D’après le site d’Amazon, Alexa n’enregistre aucune discussion à moins que son utilisateur ne l’ait volontairement activée. Mais parfois, l’assistant vocal semble se déclencher par hasard, enregistrant des conversations, la télévision laissée allumée ou des sons inintelligibles. Un employé de l’entreprise a ainsi expliqué avoir à retranscrire jusqu’à cent enregistrements involontaires par jour… Ce qui explique que les grandes oreilles d’Amazon puissent tomber sur des événements troublants. Certains salariés expliquent ainsi avoir cru entendre ce qui ressemblait à une agression sexuelle. Lorsqu’ils l’ont rapporté à leur hiérarchie, la réponse a été froide : Amazon n’a pas à interférer.

Le géant du e-commerce n’est pas le seul à être accusé d’écouter ses utilisateurs. Les assistants virtuels de Google, Google Assistant et d’Apple, Siri, font aussi appel à des humains pour améliorer leurs compréhension. Garantie offerte : elles assurent anonymiser complètement les conversations qu’elles écoutent.

Ferons-nous nos achats en « Facebook coins » l’année prochaine ? Possible. Facebook travaille actuellement à l’élaboration d’une monnaie numérique basée sur la technologie blockchain, une cryptomonnaie comme le Bitcoin, qui pourrait être lancée à l’été. Cette cybermonnaie permettrait de régler des achats dans l’environnement Facebook (Messenger, WhatsApp, etc.) de manière simple. Il serait possible, par exemple, d’acheter un produit ou un service commercialisé sur la page Facebook d’un cybermarchand, de commander un VTC, un billet de train ou d’avion sur Messenger. Facebook vient de passer un partenariat avec la SNCF, on peut imaginer, demain, payer son billet de train sans utiliser sa carte bancaire.

Faut-il s’en inquiéter ?

La monnaie est un élément régalien symbolique qui forge la souveraineté des États. En même temps, créer une cryptomonnaie n’est pas très compliqué. Tous les géants du numérique y pensent, qu’ils soient Américains ou Chinois. C’est dans l’air du temps. Le problème de Facebook tient dans l’échelle de la plateforme. Facebook est un pays, un continent même, de 2,3 milliards d’habitants à travers le monde. Il s’agirait donc de la première cybermonnaie transnationale qui viendrait renforcer la toute-puissance de cette plateforme et potentiellement concurrencer les États.

Des risques liés à la sécurité

Cela dit, le risque n’est pas forcément où on l’on croit. Trois problèmes plus concrets pourraient se poser. D’abord, la sécurité. Facebook n’a pas brillé ces derniers temps en matière de protection des données. Ensuite, si cette sécurité était renforcée, n’y aurait-il pas le risque d’avènement d’une économie parallèle, incluant trafics en tous genres et blanchiment d’argent ? Enfin, de manière moins évidente se poserait sans doute un risque environnemental car la cryptomonnaie est grosse consommatrice d’énergie.

Le certificat d’hébergement en données de santé serait-il devenu un Saint Graal ? Des acteurs historiques de l’hébergement de données se sont lancés (Claranet, Cheops Technology…) tout comme les acteurs du cloud (Microsoft, Salesforce…) et dernièrement l’opérateur Bretagne Telecom. Pour ne pas rester à l’écart de cette effervescence – et du business qui en découle – autour de ce type de prestation, AWS s’est également lancé dans la course en annonçant avoir obtenu la certification hébergeur de données de santé (HDS).

« La certification HDS vise à renforcer la sécurité et la protection des données personnelles sur la santé. L’obtention de cette certification démontre qu’AWS fournit un cadre pour les mesures techniques et de gouvernance visant à sécuriser et à protéger les données personnelles sur la santé, régi par le droit français », indique fièrement Amazon Web Services dans un billet de blog. Oui mais voilà : cette certification est moins complète que celle proposée par d’autres acteurs dont Claranet, Cheops et un certain… Microsoft. Comme l’indique l’agence française de la santé numérique, le certificat HDS obtenu par AWS couvre 5 activités sur 6, excluant ainsi celle concernant « l’administration et l’exploitation du système d’information contenant les données de santé ».

Un certificat HDS plus étendu que celui d’Equinix

Le certificat HDS obtenu par AWS reste quoi qu’il en soit plus étendu que d’autres comme Equinix et Eolas groupe B&D Interactive qui se limitent aux mises à disposition et maintiens en condition opérationnelle des sites physiques permettant d’héberger l’infrastructure matérielle du SI utilisé pour le traitement des données de santé et à l’infrastructure matérielle du système d’information utilisé pour le traitement de données de santé.

AWS précise néanmoins que  « conformément à son modèle de responsabilité tant apprécié par ses clients, AWS n’infogère pas les données de santé mais opère de l’infrastructure. Les organisations qui gèrent des systèmes travaillant avec des données de santé en France peuvent déjà utiliser AWS, car elles sont couvertes par toute la gamme de certifications HDS. En d’autres termes, les clients restent responsables de la création, de l’administration et de la gestion de leurs applications pouvant contenir des données de santé sur le cloud, c’est pourquoi cette activité ne s’applique pas à AWS. »

Le futur de Facebook sera-t-il finalement fait de respect de la vie privée et des données personnelles ? C’est en tout cas ce qu’a affirmé mercredi soir le fondateur et CEO du réseau social Mark Zuckerberg dans une longue publication sur sa page Facebook qui décrit ses nouveaux principes pour les années à venir.

« Quand je pense à l’avenir d’internet, je pense qu’une plateforme de communication centrée sur le ‘privé’ va devenir encore plus importante que les plateformes ouvertes d’aujourd’hui », estime-t-il dans le texte intitulé « A privacy-focused vision for social networking » (« Une vision pour les réseaux sociaux centrée sur la vie privée »). « Aujourd’hui, nous voyons déjà que les messages privés, les ‘stories’ éphémères et les petits groupes sont de loin les formats de communication en ligne qui croissent le plus vite », relève M. Zuckerberg, qui promet de rendre possible les échanges de messages privés entre Instagram Direct, Messenger et WhatsApp. « Dans quelques années, je m’attends à ce que les futures versions de Messenger et WhatsApp deviennent les moyens principaux de communication sur le réseau Facebook », indique encore le CEO de 34 ans.

Un virage radical vers une plateforme plus intime et soucieuse de la vie privée, donc. L’idée centrale semble être de bâtir une plateforme plus unifiée entre les différents services (Facebook, Instagram, Messenger, WhatsApp), plus simple, plus éphémère et donnant la primauté aux messageries privées, par opposition au traditionnel fil d’actualités.

Mark Zuckerberg souligne notamment l’importance de « conserver des informations sur des périodes plus courtes » et de combattre le « problème de la permanence », qui peut, à terme, « revenir faire du mal » aux utilisateurs. Ainsi, une plateforme de communication privée, où le contenu expire automatiquement – comme c’est déjà le cas pour les Stories Facebook et Snapchat –, pourra devenir la norme pour toutes les communications privées. Rappelons que, jusque récemment, la suppression de messages privés n’était réservée qu’à M. Zuckerberg et d’autres cadres du groupe. L’année dernière, il est effectivement apparu que le CEO avait discrètement fait disparaître d’anciens messages privés envoyés sur la plateforme.

Des promesses liées à la vie privée non tenues dans le passé

Mark Zuckerberg s’emploie désespérément depuis des mois à convaincre de sa bonne foi, après avoir promis maintes fois de s’amender. Des promesses régulièrement accueillies avec un certain scepticisme par les utilisateurs, les élus et les régulateurs à travers le monde.

Facebook a dans le passé fait plusieurs promesses liées à la vie privée, avant de les briser. En 2014, lors de sa conférence anuelle F8, le réseau social avait promis un « login anonyme », une manière de se connecter à Facebook sans partager d’informations personnelles, accompagnée d’outils « améliorés » de contrôle de sa vie privée. Quelques années plus tard, il s’avérait que ces solutions n’avaient jamais été lancées. Lors du F8 2018, en plein scandale Cambridge Analytica, Mark Zuckerberg avait promis l’outil « Clear History », qui permettrait aux utilisateurs d’effacer tout leur historique sur le réseau social. Fin février 2019, l’outil n’avait toujours pas été lancé, Facebook s’excusant d’une prise de retard. Le groupe, qui promet désormais la fonctionnalité pour plus tard dans l’année, en avait profité pour rappeler qu’un tel outil affecterait négativement ses capacités de ciblage publicitaire.

Même « si nous n’avons pas actuellement une bonne réputation quant à notre capacité de construire des services protecteurs de la vie privée (…), nous pouvons évoluer pour construire les services que veulent vraiment les gens », assure aujourd’hui Mark Zuckerberg.

Un pari risqué

Ce changement majeur de stratégie, qui devrait être déployé « au cours des prochaines années », doit répondre aux principaux problèmes de Facebook : d’une part, les critiques et scandales incessants autour de sa gestion jugée pour le moins opaque des données personnelles de ses utilisateurs ; et d’autre part, un changement d’habitude des internautes, qui préfèrent de plus en plus d’autres modes de communication plus intimes que le fil d’actualités Facebook.

Le pari est risqué : des modes de communication moins publics – Facebook promet même de crypter tous les messages privés – privent le groupe d’un accès aux données personnelles, base de son modèle économique. Mais face à un ralentissement de sa croissance, tant financière qu’en nombre d’utilisateurs, Facebook, qui vient de fêter ses 15 ans, est contraint d’améliorer son image et de trouver de nouvelles façons de grandir et de gagner de l’argent.

Le groupe aux 2,3 milliards d’utilisateurs dans le monde semble donc amorcer une inflexion dans son modèle économique, qui ne pourra pas éternellement reposer sur la publicité ciblée grâce aux données personnelles. Il compte désormais aussi miser sur les paiements électroniques, les messages échangés avec les entreprises ou le e-commerce.

On connaissait déjà les avancées de Google en matière d’intelligence artificielle pour le grand public, notamment avec son spectaculaire Duplex, une fonctionnalité de Google Assistant qui permet de passer des appels à votre place pour réserver une table de restaurant ou un rendez-vous chez le coiffeur. En ce début d’année, c’est au tour des développeurs d’être chouchoutés par la firme de Mountain View avec trois nouveaux périphériques qui viennent d’être mis à leur disposition.

La filiale d’Alphabet a en effet levé le voile sur sa gamme Google Coral, qui réunit une carte de développement à 149,99 dollars, un accélérateur USB à 74,99 dollars et un appareil photo de 5 mégapixels à 24,99 dollars. Ces nouveaux outils sont désormais disponibles dans la boutique Coral de Google dans le cadre d’une version bêta ouverte. Cette semaine, le géant américain a également lancé la version alpha de TensorFlow 2.0, un outil très plébiscité par les développeurs pour créer des applications de machine learning. 

Les géants américains en opération séduction auprès des développeurs 

Cependant, aucun de ces nouveaux outils commercialisés par Google n’est conçu pour entraîner des algorithmes de machine learning. Cette tâche nécessite en effet des GPU, processeurs dédiés au traitement des données graphiques, ou une puissance de traitement plus conséquente dans le coud. Toutefois, grâce à l’apport des puces Edge TPU, conçues pour injecter de l’intelligence artificielle dans les objets connectés, la carte de développement et l’accélérateur USB présentés par Google permettent d’exécuter des modèles d’intelligence artificielle sans sur-solliciter les capacités des deux périphériques. 

Et pour cause, les puces TPU de Google fonctionnent de manière plus efficace sans avoir besoin d’une connexion Internet dédiée ou d’une source d’énergie importante. La carte de développement et l’accélérateur USB prennent en charge TensorFlow Lite, une version allégée du framework d’intelligence artificielle de Google conçue pour les appareils mobiles et les objets connectés. Quant à l’appareil photo, fabriqué par Omnivision, il s’agit d’un complément pour la carte de développement. 

Avant Google, Intel avait également proposé des produits similaires aux développeurs, à l’image de son accélérateur USB, le Neural Compute Stick, alimenté par Movidius. Des produits de ce calibre permettent à des géants comme Google de séduire la communauté des développeurs pour stimuler l’adoption de leurs autres services d’intelligence artificielle. Preuve de l’intérêt des mastodontes américains pour les développeurs, Microsoft avait frappé fort l’an passé en mettant la main sur GitHub, célèbre plateforme collaborative dédiée au partage de code source, pour 7,5 milliards de dollars. Cette acquisition a permis à la firme de Satya Nadella de s’offrir le plus gros écosystème de développeurs au monde.

Facebook a promis de mieux respecter la vie privée pour échapper à la vindicte populaire, mais sa prospérité dépend toujours de la montagne de données générée par ses utilisateurs. Une contradiction qui suscite un certain scepticisme. Son patron et fondateur Mark Zuckerberg a annoncé mercredi un virage fondamental, destiné à faire de Facebook -bâti comme une agora publique- un lieu d’échanges plus privé et plus protecteur des données personnelles, comme si l’on discutait dans l’intimité de son « salon », à l’abri des oreilles indiscrètes.

Au menu: primauté donnée aux messageries privées (Messenger, Instagram Direct et WhatsApp) –par opposition au traditionnel « fil d’actualités » Facebook– avec promesse d’en crypter les contenus, mais aussi diversification vers de nouveaux services, comme le e-commerce, les paiements en ligne… Une chose est sûre, assurent les experts des réseaux sociaux, après plus de deux ans d’un flot ininterrompu de scandales autour des données personnelles, et confronté aux nouvelles attentes des internautes, Facebook n’avait pas vraiment le choix. « La réalité, c’est que Facebook devait faire quelque chose. La direction vers laquelle il allait n’était pas durable, en termes de nombre d’utilisateurs (…) ou de croissance de chiffre d’affaires», relève Ben Bajarin, analyste chez Creative Strategies.

Un « business model politiquement plus tenable »?

Plutôt malin de la part de Mark Zuckerberg, pense Laura Martin, analyste chez Needham & Co., car « il sait que Facebook risque d’être encadré» davantage juridiquement et transforme donc ses services pour les rendre moins vulnérables aux régulateurs, explique-t-elle. En cryptant davantage de contenus, Facebook pourrait en effet se défaire de la responsabilité d’avoir à faire la chasse aux contenus problématiques. Quant à la diversification, Laura Martin rappelle combien Wall Street « préfère les sources multiples de revenus». Dans le Washington Post, Henry Farrell, professeur à l’université George Washington, pense aussi que le groupe pourrait trouver in fine un « ‘business model’ politiquement plus tenable».

Actuellement, la quasi-totalité du chiffre d’affaires de Facebook (56 milliards de dollars en 2018) provient des revenus publicitaires. La pub ciblée grâce aux données personnelles des utilisateurs est LE modèle économique qui a fait sa fortune. Si Facebook devait effectivement progressivement se détacher de ce modèle, ce serait un véritable « changement d’époque», estime M. Farrell. Mark Zuckerberg a d’ailleurs reconnu mercredi dans un entretien au magazine Wired que, si ses projets en étaient encore aux prémisses, l’idée était bien que Facebook collecte et stocke moins de données.

« J’ai bon espoir de bâtir des systèmes qui peuvent quasiment créer la même valeur avec seulement une partie des données», assure le multimilliardaire, sans dire dans quelle proportion il ambitionnait de réduire sa dépendance aux données. Pour beaucoup d’experts, le jeune patron veut concilier des choses totalement contradictoires, dans un numéro d’équilibriste confinant à la schizophrénie. Pour Ben Bajarin, Facebook risque de devenir « Dr Jekyll et Mr Hyde ». Une tentative de conciliation du pire et du meilleur qui, dans le roman de Robert Louis Stevenson, se termine fort mal.

Pour beaucoup, Mark Zuckerberg n’est plus crédible

En rendant les communications plus privées et en parties cryptées, le réseau social se montre plus soucieux de la vie privée des usagers, mais se prive d’un accès aux contenus échangés, que beaucoup d’élus et de régulateurs lui demandent, précisément, de mieux contrôler. M. Zuckerberg « essaie de trouver un équilibre impossible entre une croissance du nombre d’utilisateurs et du temps passé sur le réseau pour générer plus de revenus publicitaires, tout en essayant de construire un (produit) centré sur le respect de la vie privée pour apaiser les régulateurs, le tout sous l’épée de Damoclès d’un possible démantèlement (via la vente de filiales, NDLR)» par les autorités de la concurrence, résume Jessica Liu, analyste chez Forrester.

Du coup, « il n’y a pas grand chose qui va changer (…) Car se transformer pour devenir un système de communication entièrement privé et crypté ressemble à du suicide, parce que sans données, Facebook n’aurait pas d'(espaces publicitaires) à vendre», assène Richard Windsor, analyste spécialisé auteur du blog Radio Free Mobile, qui évoque un « écran de fumée » pour détourner l’attention. Beaucoup d’experts, dont Jennifer Grygiel, professeure à l’université de Syracuse, Scott Galloway, de l’université de New York, ou encore le journaliste et expert reconnu de la « tech » Walt Mossberg ont quant à eux carrément refusé de croire aux promesses d’un Mark Zuckerberg devenu à leurs yeux bien peu crédible après nombre de promesses non tenues.

Comme à son habitude, Apple n’a rien dévoilé de plus pour cet « événement » mystérieux à Cupertino (ouest) et n’a jamais commenté les rumeurs qui circulent depuis plusieurs mois sur cette annonce très attendue. Le titre de l’événement -« It’s show time »- laisse toutefois penser qu’il devrait s’agir d’annonces relatives à des contenus.

D’après la presse, des stars comme les actrices Jennifer Aniston, Reese Witherspoon ou le réalisateur J.J. Abrams, pourraient être présentes à l’événement. S’il devait se confirmer, ce lancement scellerait la volonté du géant américain de frapper fort dans les services, relais de croissance attendu au moment où les ventes d’iPhone -dont il est extrêmement dépendant- patinent.

Apple, nouveau concurrent de Netflix et Amazon Prime?

Fin janvier, le patron Tim Cook avait de nouveau affirmé ses ambitions « dans les contenus originaux», rappelant avoir signé un contrat avec la papesse de la télévision américaine Oprah Winfrey. « Je suis super confiant et nous aurons d’autres choses à dire un peu plus tard», avait-il ajouté. Sur le modèle d’Apple Music -son abonnement de streaming musical ouvert en 2015-, Apple pourrait ainsi lancer son équivalent en vidéo d’ici quelques mois, selon la presse américaine.

Apple a déjà un pied -encore timide- dans la vidéo via iTunes (achats à la pièce), Apple TV, qui permet l’accès à des plateformes tierces, ou encore avec une émission comme « Carpool Karaoke ». L’étape suivante ne fait plus guère de doute: lancer son propre service de streaming, nourri de programmes exclusifs et de stars pour attirer le chaland. Une concurrence frontale avec Netflix et Amazon Prime. Mais outre la vidéo, Apple a un autre marché en vue, la presse, et les rumeurs laissaient entendre dernièrement qu’Apple pourrait aussi annoncer du nouveau de ce côté le 25 mars.

La marque à la pomme propose déjà une sorte de portail vers la presse, avec Apple News. L’étape suivante pourrait être désormais de proposer un service sur abonnement qui laisserait accéder à des titres en illimité. Mais ce projet aurait rencontré des difficultés, en raison du pourcentage des recettes exigé par Apple auprès des éditeurs de presse.