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Selon Gartner, OCI est un acteur majeur du Cloud et un concurrent sérieux à considérer, en raison notamment de ses capacités pour exécuter d’importants workloads.

Le développement d’Oracle Cloud Infrastructure (OCI)

Oracle Cloud Infrastructure (OCI), l’offre intégrée IaaS et PaaS d’Oracle, est une solution de Cloud public optimisée dès sa conception pour faire fonctionner les technologies Oracle telles que les suites ERP et les bases de données, avec des capacités désormais suffisamment larges pour exécuter des workloads importantes. Depuis, Oracle a réussi à gérer des workloads utilisant des technologies non-Oracle. Le service est récemment devenu une des principales plateformes pour la société de communication Zoom, lui permettant de supporter la montée en charge rapide. 

En 2016, Oracle a lancé une offre intégrée IaaS et PaaS, puis l’offre « Gen 2 » est devenue « Oracle Cloud Infrastructure » (OCI). Lorsque OCI a été lancée, il s’agissait d’un produit minimum viable. Depuis, Oracle a progressivement élargi son ambition pour servir des workloads à usage général, y compris les workloads natives du Cloud, tel que bientôt sans doute Grafana, Confluent, Kafka ou encore Sophos sur la sécurité. 

L’année dernière, l’entreprise a démontré des améliorations impressionnantes dans les capacités IaaS et PaaS de OCI, selon les critères Gartner de « Solution Criteria for Cloud Integrated IaaS and PaaS » qui définit 270 capacités souhaitées par les entreprises ayant des workloads de production importante.

Entre 2019 et 2020, OCI est passé d’un score de solution de 38 sur 100 à 62 sur 100. Son résultat sur les critères requis vitaux pour les entreprises s’est amélioré de 45 % à 74 %. Comparé à AWS, Azure, Google Cloud Platform (GCP) et Alibaba Cloud, Oracle est le fournisseur dont les scores se sont le plus améliorés en 2020. 

 

Image: Magic Quadrant for Cloud Infrastructure and Platform Services 2020

Gartner-Magic-Quadrant-2020-Cloud-Oracle
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En conséquence, Oracle commence maintenant à se positionner comme une option viable lorsqu’il s’agit de gérer des workloads non-Oracle.

 

Quels sont les avantages d’OCI ?

Selon Gartner, les responsables de l’approvisionnement, des achats et de la gestion des fournisseurs (SPVM) qui recherchent les meilleurs services et solutions informatiques pour l’hébergement des produits Oracle devraient :

  • Inclure OCI dans leur processus d’évaluation et de sélection, en particulier pour les workloads d’Oracle.
  • Engager des fournisseurs de services experts Oracle accrédités pour optimiser la stratégie, l’architecture, le coût, les migrations et la gestion des solutions Oracle.

Les compétences d’OCI ont franchi un seuil critique en 2020, ce qui fait d’OCI une option adaptée à la mise en oeuvre des capacités de production en entreprise. En outre, OCI répond aux attentes typiques des entreprises en matière de sécurité dans le Cloud, notamment par une intégration notable avec le service Oracle CASB Cloud. Le suivi de Gartner Cloud Decisions montre qu’OCI a un bon historique de disponibilité des services notamment sur la partie streaming pour laquelle OCI est largement devant ses concurrents AWS, AZURE, ou encore Alibaba Cloud, en termes de performances. 

Par conséquent, Gartner recommande maintenant que les architectes de Cloud prennent en compte OCI non seulement pour les environnements Cloud ancrés par des workloads qui utilisent les technologies Oracle, mais aussi pour les cas d’utilisation centrés sur des serveurs bare-metal, des besoins de calcul haute performance ou des besoins de réseau haute performance. 

OCI donne la priorité aux besoins de ses clients en mettant l’accent sur sa base de données autonome, dédiée à héberger les « systèmes d’enregistrement critiques ». Autonomous Database automatise les tâches courantes, s’auto-sécurise, s’auto-répare et minimise tous les temps d’arrêt. Les équipes IT peuvent alors se concentrer sur des tâches à valeur ajoutée et améliorer la productivité de l’entreprise.

D’ici 2025, Oracle Cloud Infrastructure devrait au moins doubler sa part de marché concernant ses services Cloud, qui est actuellement de 3 %.

La tendance avait été donnée lors de l’édition précédente de Solidworks avec le lancement de la place de marché destinée aux professionnels de la conception 3D et ce leitmotiv clamé par le CEO de Solidworks : « Nous voulons devenir l’Amazon des ingénieurs ». Elle s’est confirmée et amplifiée au cours de l’édition 2019 de Solidworks World qui se tenait la semaine dernière à Dallas devant un parterre de six-mille trois cent participants, essentiellement des partenaires, revendeurs et clients des solutions 3D CAD de Dassault Systèmes. Si une entreprise qui conçoit et distribue des logiciels professionnels a de par son activité un tropisme évident pour le numérique, il en va tout autrement de son organisation et de ses process, pour lesquels la fameuse transformation digitale s’opère également, et peut-être pas aussi naturellement que l’on pourrait le croire. Lors de cette conférence, Dassault Systèmes a cherché à démontrer que la mutation s’opérait dans tous les compartiments de l’entreprise.

3DEXPERIENCE Lab, l’accélérateur pour projets innovants

Quoi de mieux, pour un grand groupe, que de s’allier avec des startups ou de les aider à développer leur projets, pour booster sa propre créativité, mais également en termes d’image. C’est ce à quoi Dassault Systèmes s’est attelé avec la création de 3D Experience Lab, un programme maison d’incubateur/accélérateur pour jeunes entreprises innovantes. 3D Experience Lab est un nouveau laboratoire d’innovation ouverte qui fusionne l’intelligence collective avec une approche collaborative croisée pour favoriser l’entrepreneuriat et l’innovation. Il cible les entrepreneurs, créateurs et innovateurs du monde entier soucieux d’avoir un impact positif sur la société, par la création de projets innovants et révolutionnaires. Dassault Systèmes s’engage à les aider à donner vie à ces projets, dans l’espoir de les faire progresser et grandir. 3D Experience Lab a pour objet d’aider les jeunes pousses à accélérer l’innovation, prototyper et industrialiser leurs produits, d’explorer de nouvelles pistes d’idéation, et d’internationaliser leur rayon d’action. Les thèmes retenus sont transversaux, comme ceux de la ville, le mode de vie, l’internet des objets, les FabLabs ou encore la réalité virtuelle et immersive. Parmi les projets en développement, on notera XSUN, un projet français de drone solaire à longue portée ouvrant la voie vers des vols en continu, XYT, un véhicule électrique modulaire, ou encore SYOS, un étonnant projet de bec de saxophone créé sur mesure grâce à un algorithme qui le façonne en fonction du vocabulaire utilisé par le musicien et imprimé en 3D à la demande. 3D Experience Lab héberge et aide une vingtaine de projets essentiellement en Europe et aux USA.

3DEXPERIENCE.WORKS, un premier pas dans le Cloud

Dassault Systèmes a annoncé lors de la première keynote de la conférence la création de 3DEXPERIENCE.WORKS, un nouveau portefeuille d’applications sectorielles sur la plate-forme 3DEXPERIENCE qui est adapté aux besoins des clients de Solidworks et des petites et moyennes entreprises du monde entier. Cette plateforme à base de Cloud a pour objet la collaboration sociale avec les capacités de conception, de simulation et de fabrication d’ERP dans un environnement numérique unique pour aider les entreprises de croissance à devenir « plus inventives, efficaces et réactives ». La plateforme étend la facilité d’utilisation et la simplicité qui caractérisent les applications Solidworks depuis près de 25 ans, à une nouvelle catégorie de solutions métiers sur la plate-forme 3DEXPERIENCE composée d’applications affinées et simplifiées.

Selon Bernard Charlès, Vice-Président Directeur Général de Dassault Systèmes, « Les petites et moyennes entreprises du monde entier ont besoin de solutions numériques pour se développer, mais elles ont longtemps eu du mal à trouver celles qui conviennent à leur taille. En introduisant 3DEXPERIENCE.WORKS, nous leur apportons l’effet de plate-forme ». 3DEXPERIENCE.WORKS permettra aux petites et moyennes entreprises d’exploiter les avantages que la plate-forme 3DEXPERIENCE apporte aux leaders mondiaux et aux innovateurs : amélioration de la collaboration, efficacité de la production, agilité commerciale et renforcement de l’autonomie des employés.

SOLIDWORKS XR, pour réunir réalité augmentée et virtuelle

Quoi de plus logique que de concevoir des objets 3D dans un environnement en 3D ? Réalité augmentée et virtuelle marquent une nouvelle étape dans le design 3D, et Solidworks propose désormais des outils adaptés pour faciliter le travail des concepteurs. Selon David Randle, Senior Business Development Manager chez Dassault Systemes, la conception à l’aide de lunettes de réalité virtuelle permet de s’immerger complètement dans un projet et de mieux voir les détails d’un objet, tandis que la réalité augmentée va permettre de placer cet objet dans l’espace, de le situer à la bonne échelle dans un contexte, un lieu existant. Selon lui, la conception 3D assistée par AR et VR est juste émergente, les deux sont complémentaires et peuvent même intervenir sur les différentes étapes d’un même projet, et si ce n’est pas encore une lame de fond, c’est sans conteste une révolution dans les usages des métiers de la 3D. La nouvelle fonctionnalité 3DExperience ajoutée à la dernière version de l’application Solidworks permet aux équipes de développement de produits de mieux gérer de gros volumes de données et de capturer des représentations numériques plus précises d’un dessin ou modèle. La nouvelle technologie facilite également les projets collaboratifs, en particulier la possibilité de visualiser un projet en RA ou en VR pour des expériences interactives lors de réunions de conception ou d’ingénierie. L’une des principales nouveautés, XR (pour Extended reality), est une nouvelle application pour la publication de données de modélisation en VR et AR ou dans un visualiseur Web. Avec l’augmentation du choix de lunettes VR et AR abordables qui arrivent sur le marché, ce développement signifie que les concepteurs et les ingénieurs peuvent utiliser SOLIDWORKS XR pour améliorer les étapes de validation de conception en interne, de vendre plus efficacement les modélisations aux clients, et de former les utilisateurs à l’assemblage et à l’utilisation de nouveaux produits.

Solidworks et les luthiers 2.0, le cas Lava Drops

Et pour finir le compte-rendu de cette édition édition en beauté, impossible de ne pas parler du coup de cœur personnel de Solidworks 2019, signé Lava Drops, une marque lituanienne de guitares électriques exclusives et haut de gamme, qui utilise la solution xDesign pour designer, concevoir et fabriquer des guitares à partir de différents types de bois dont l’érable (notamment pour les manches) et d’aluminium. Leurs instruments sont superbes et offrent une caractéristique particulière, celle d’être construits d’un bloc, sans séparation entre le manche et le corps, ce qui assure une meilleure rigidité de l’ensemble, tout en conservant un manche réglable. Les différentes démos proposées par un guitar-hero maison furent ma foi assez convaincantes, d’autant plus qu’elles arrivaient dans un contexte « corporate » assez décalé, ce qui leur donnait toute leur saveur, voir vidéo ci-dessous…

Se réinventer en entreprise « agile », digitale et plus proche de ses clients, et notamment des plus petites structures, était l’un des objectifs de ce Solidworks 2019. Le pari est apparemment réussi. La prochaine édition 2020 de Solidworks se tiendra à Nashville, et selon ses organisateurs, sera encore plus interactive avec un focus toujours plus orienté vers l’innovation.

UiPath lève 400 M$ et dépasse 7 Md$ de valorisation

⌚: 1 minutes

L’automatisation des processus métiers a la cote. Et UiPath a le vent en poupe : l’éditeur de plateforme RPA vient en effet de finaliser une quatrième levée de fond, s’élevant cette fois à 400 M$, indiquent nos confrères de Business Insider. Ce tour de table de série D a été mené par un investisseur institutionnel dont le nom n’a pas été communiqué, plus les investisseurs historiques d’UiPath : Sequoia Capital, Accel, Credo Ventures, Earlybird Venture Capital, etc. Le montant total des fonds levés par la société depuis sa création en 2005 avoisine 850 millions de dollars.

Rien n’est précisé sur l’utilisation qui sera faite de ces fonds, mais l’éditeur vient ainsi de doubler la somme qu’il avait reçu de ses trois dernières levées en avril 2017, mars et septembre 2018. Et les analystes valorisent désormais l’entreprise à plus de 7 Md$. UiPath aime a communiquer qu’au cours des deux dernières années, son chiffre d’affaire annuel récurrent est passé d’un à dix millions de dollars.

Un marché en pleine croissance

Les industriels se mettent de plus en plus aux solutions de RPA. Gartner évalue les revenus de ce secteur à 680 millions de dollars en 2018. Mais le cabinet prévoit aussi que le marché atteindrait plus de deux milliards de dollars dans le monde d’ici trois ans. Face à lui, Uipath devra se démarquer face à d’autres acteurs qui ont investi le secteur. Blue Prism, Another Monday ou Automation Anywhere en sont quelques exemples. Mais aussi SAP avec le rachat du Français Contextor en novembre 2018.

Game Stack, le nouveau service Cloud de Microsoft pour les développeurs de jeux vidéo

⌚: 2 minutes

A quelques jours de la Game Developers Conference 2019 (du 18 au 22 mars à San Francisco), Microsoft a fait l’annonce le 14 mars d’une nouvelle offre cloud à destination des développeurs de jeux vidéo. Baptisée « Microsoft Game Stack », elle regroupe plusieurs services cloud et outils de développement Microsoft (comme Visual Studio et PowerBI, mais aussi DirectX, Xbox Live, Mixer ou Havok) avec la suite d’outils pour les jeux en ligne de PlayFab.

Ces outils incluent entre autres un système de match-making, un service de discussion (oral et écrit), une fonction d’analyse de données, un service de place de marché pour les contenus créés par les joueurs, etc. Microsoft avait fait l’acquisition de PlayFab en janvier 2018. Cette offre renforce la compétitivité d’Azure face à Amazon Web Services, le n°1 mondial du cloud, qui propose également plusieurs services à destination des développeurs de jeux.

Les Géants du Cloud convoitent le marché du Gaming

Cette annonce survient sur fond d’une autre bataille liée au cloud et aux jeux vidéo. Microsoft travaille d’arrache-pied pour finaliser un service de cloud gaming, pour l’instant nommé « projet xCloud ». Son ambition est de proposer des jeux Xbox sur n’importe quel appareil (smartphone, tablette, ordinateur portable…) en streaming, avec une latence acceptable et sans les contraintes sur le débit et la qualité de la connexion qui ont limité jusqu’à présent ce type de services à une population relativement restreinte.

Il se confrontera à plusieurs concurrents de taille sur ce marché émergent, dont notamment Google qui tiendra la conférence de lancement de son propre projet de cloud gaming le 19 mars.

L’opération sera réalisée en deux temps. Appen va d’abord débourser 175 millions de dollars avant de procéder à un paiement supplémentaire pouvant aller jusqu’à 125 millions de dollars en fonction des performances de Figure Eight en 2019. Au total, la transaction pourrait donc s’élever à 300 millions de dollars. L’accord doit être finalisé début avril.

Fondée à San Francisco en 2007, Figure Eight a mis sur orbite une plateforme permettant d’obtenir des données structurées de haute qualité pour le machine learning et l’intelligence artificielle. Concrètement, la société américaine, précédemment baptisée «CrowdFlower» et «Dolores Labs», s’attèle à transformer des données non-structurées (texte, image, audio, vidéo…) en données utilisables pour des produits embarquant de l’intelligence artificielle. 

Des «travailleurs du clic» pour faire progresser les algorithmes d’IA 

Pour y parvenir, les plateformes de «micro-travail» comme Figure Eight et Appen font appel à des «travailleurs du clic» qui sont payés pour réaliser des micro-tâches en ligne (identifier ou nommer des objets sur des images, traduire des morceaux de texte…) afin d’alimenter l’intelligence artificielle en données. Autrement dit, les algorithmes d’intelligence artificielle sont nourris par des humains, rémunérés quelques centimes pour remplir ces tâches répétitives et peu qualifiées, de manière à les faire progresser.  

Les données émanant de ces micro-tâches permettent ainsi de développer l’intelligence artificielle pour la conduite autonome, l’identification de produits dans les rayons d’un supermarché, le traitement du langage naturel ou encore les chatbots intelligents. Figure Eight avait levé 58 millions de dollars au total depuis sa création après d’investisseurs comme Trinity Ventures, Canvas Ventures et Salesforce Ventures.

L’acquisition de Figure Eight permet à Appen de muscler sa technologie. En 2017, l’entreprise australienne avait déjà mis la main sur Leapforce, une autre société californienne spécialisée dans l’annotation de données. «La première étape consistait à prendre de l’ampleur, la deuxième était de conforter notre avance technologique, ce que nous obtenus avec Figure Eight», explique Mark Brayan, CEO d’Appen. Ce dernier estime en effet que cette opération va permettre à son groupe de capitaliser davantage sur les opportunités offertes par l’intelligence artificielle. A ce jour, Appen assure collaborer avec plus d’un million de «travailleurs du clic» dans plus de 130 pays.